• secrétariat@viimbaore.org

  • Ouahigouya, Burkina Faso 335.

  • (+226) 24 55 43 85

Historique de la coopérative Viimbaore / Naam

Historique de la Coopérative Viimbaore/Naam
Les banques de céréales se sont développées dans les années 70, 80 et 90, en réponse aux nombreuses crises alimentaires qui ont touché les populations du Sahel. Elles étaient considérées comme un outil communautaire de sécurisation alimentaire. Il s’agissait d’assurer la vente ou la distribution de céréales en période de soudure, c’est-à-dire lorsque les réserves des populations étaient épuisées.
Vers les années 1973, un groupement Naam du village de Lossa dans la commune de Banh (Province du Loroum) pris l’initiative de mettre en place un stock de céréales afin de les prêter à ses membres pendant la soudure.

La Fédération Nationale des Groupements Naam (FNGN) et son partenaire Conseil Œcuménique des Églises (COE) visitant les activités des membres du groupement de Lossa découvrent les efforts dudit groupement et décidèrent d’appuyer cette initiative avec divers appuis notamment dans la construction du bâtiment (ciment, ouvertures, tôles) et la constitution d’un stock de céréales. Les membres du groupement ont apporté la main d’œuvre, les agrégats, le terrain et le stock initial issus de leurs récoltes.  Ainsi naissaient en 1982 les premières banques de céréales de la FNGN dont la gestion était assurée par un comité de gestion composé de 12 membres dont 06 femmes et 06 hommes.                                                        

Cependant, les banques de céréales ont rencontré d’énormes difficultés de gestion et/ou des problèmes de gouvernance. Face à cette situation, la Fédération Nationale des Groupements Naam (FNGN)  et son partenaire SOS FAIM Belgique ont procédé à une étude diagnostique et participative  en 1999 des banques de céréales au niveau des villages. Des ateliers ont été ensuite organisés au niveau des unions puis au niveau national afin de définir de nouvelles orientations pour les banques de céréales.

Les résultats de l’étude ont conduit à la mise en place d’un programme de redynamisation des  banques de céréales dénommé ‘’Programme de Renforcement des Greniers de Sécurité Alimentaire (PR-GSA) qui s’est déroulé en deux phases de 2002 à 2008 puis de 2010-2015 et permis de rebaptiser les banques de céréales en Greniers de Sécurité Alimentaire (GSA) avec un accroissement de leur nombre atteignant plus de 400 en 2015.

Pour la mise en œuvre de la première phase du PRGSA, un Cadre d’Echange et de Concertation (CEC) a été mis en place. Composé de la FNGN, d’un représentant du ministère de l’agriculture au niveau de la région du Nord, d’un représentant de l’Ambassade de Belgique, d’un représentant de SOS FAIM Belgique  et l’équipe d’appui technique du R-GSA, ledit cadre se réuni chaque six (06) mois de l’année afin de rendre compte des activités et assurer le pilotage stratégique du programme.

A l’issue de la première phase, une évaluation externe commanditée par les partenaires financiers (Fonds Belge de Survie et SOS FAIM) avec des résultats très satisfaisant a permis le renouvellement du programme pour cinq nouvelles années (2010-2015) après une phase transitoire deux ans (2008-2010) au cours desquelles l’ensemble des charges sont assurées avec les fonds propres du R-GSA.
Le PRGSA a défini cinq axes de travail pour l’organisation de son équipe technique afin d’évaluer l’avancement de réalisation des activités et les résultats obtenus. Il s’agit :

  • Axe 1 : Approvisionnement et commercialisation ;
  • Axe 2 : Optimisation des fonds de roulement ;
  • Axe 3 : Infrastructures et équipements ;
  • Axe 4 : Renforcement des capacités et des compétences ;
  • Axe 5 : Renforcement de la cohérence et la solidarité au sein du réseau des Greniers de sécurité alimentaire (RGSA).

En 2014, la FNGN et SOS FAIM ont recruté un cabinet juridique afin de prospecter les lois du Burkina Faso  permettant de créer un nouveau dynamisme au niveau du RGSA. A la restitution de l’étude du cabinet au cours d’une assemblée générale, l’ensemble des acteurs (FNGN, SOSFAIM Belgique et  les unions des groupements Naam) a opté unanimement de transformer le RGSA en coopérative.

En 2015 soit précisément le 31 janvier, le PR-GSA est institutionnalisé en une coopérative avec conseil d’administration conformément à la loi OHADA relative au droit des sociétés coopératives dans une perspective d’autonomie, de responsabilisation des acteurs et de durabilité. Dénommé Coopérative Viimbaore/Naam, elle compte 39 membres dont 37 unions et 02 partenaires (SOS Faim et la Fédération Nationale des groupements Naam (FNGN)) en tant que membres de soutient.
Image